Dans cet article Dans cet article
- Signaler une arnaque SMS : pourquoi réagir sans attendre ?
- Reconnaître une arnaque SMS (smishing) avec des signaux clairs
- Les réflexes immédiats en cas de SMS frauduleux
- La procédure officielle pour signaler une arnaque SMS au 33700
- Signaler une arnaque SMS à votre banque et aux services concernés
- Porter plainte après une arnaque SMS : cadre légal et procédure
- Signaler une arnaque SMS en entreprise : gestion du risque et procédure interne
- Conséquences économiques et exemples internationaux de smishing
- Prévenir les arnaques SMS au quotidien : hygiène numérique et pédagogie
Les arnaques par SMS se multiplient, imitent les banques, les opérateurs, l’Assurance Maladie ou encore les services de péage, et visent autant les particuliers que les entreprises. Derrière un simple message se cachent parfois un vol coordonné de données personnelles, un accès à vos comptes ou un prélèvement frauduleux savamment orchestré.
Signaler une arnaque SMS ne sert pas seulement à se protéger soi‑même, mais aussi à couper la chaîne de la fraude, bloquer des numéros malveillants et fournir des preuves utiles en cas de dépôt de plainte. La procédure paraît parfois floue, pourtant elle repose sur quelques réflexes simples, des services officiels efficaces et des démarches bien codifiées.
| Étapes clés | Description |
| Identifier l’arnaque 📱 | Repérer les SMS suspects : liens inconnus, demande d’urgence ou informations bancaires. |
| Ne pas cliquer | Éviter tout lien ou pièce jointe pour ne pas compromettre votre appareil. |
| Transférer au 33700 | Envoyer le SMS frauduleux au numéro dédié au signalement des arnaques. |
| Supprimer le message | Éliminer le SMS pour éviter toute fausse manipulation. |
| Protéger ses comptes 🔒 | Changer ses mots de passe si un lien a été ouvert ou des infos partagées. |
Signaler une arnaque SMS : pourquoi réagir sans attendre ?
Un SMS frauduleux, ou smishing, combine le canal SMS avec les techniques du phishing classique. Le fraudeur exploite un message court, apparemment anodin, pour déclencher un clic sur un lien, une réponse, ou une action impulsive. L’attaque cible souvent un réflexe : peur d’une amende, d’un colis bloqué, d’un compte suspendu.
En 2021, près de 3,4 milliards de SMS promotionnels ont été envoyés en France, avec un taux d’ouverture moyen d’environ 95 %. Les cybercriminels profitent de cette habitude de lecture quasi systématique. Selon les données de la cybersécurité, près de 60 % des cyberattaques reposent sur des techniques de phishing ou smishing, et plus d’un tiers des attaques de phishing exploitent désormais d’autres canaux que l’e‑mail.
ConseilsFaux SMS Caisse d’Épargne : les signaux d’alerteRéagir rapidement à un SMS douteux, le signaler et conserver les traces constitue un levier concret pour limiter l’impact global de ces fraudes. Les plateformes de signalement bloquent des numéros, affinent les filtres et alimentent les enquêtes. Votre démarche individuelle alimente une réponse collective.
Reconnaître une arnaque SMS (smishing) avec des signaux clairs
Avant de signaler, il faut identifier le SMS comme frauduleux. Les escrocs perfectionnent leurs messages, copient les logos, les tons et les tournures de vos interlocuteurs habituels. Quelques indices reviennent toutefois de manière récurrente.
Les signes typiques d’un SMS frauduleux
Un message malveillant reprend souvent le nom d’une banque, d’un service public, d’un opérateur mobile ou d’une grande enseigne logistique. L’objectif consiste à générer un sentiment d’urgence ou de risque immédiat.
- Urgence artificielle : « votre compte sera clôturé dans 24h », « amende majorée si paiement non effectué aujourd’hui », « dernier rappel avant poursuite ».
- Lien raccourci ou suspect : adresses en bit.ly, tinyurl, ou domaines étranges proches d’un site officiel, mais avec des lettres inversées ou supplémentaires.
- Demande d’informations sensibles : code de carte bancaire, identifiant complet, mot de passe, numéro de sécurité sociale, RIB, code reçu par SMS.
- Numéro d’envoi incohérent : numéro étranger, numéro mobile inconnu, expéditeur nommé mais qui ne correspond pas au format officiel de l’organisme.
- Style approximatif : fautes récurrentes, tournures maladroites, ponctuation étrange, même si plusieurs campagnes deviennent grammaticalement correctes.
Les campagnes récentes ciblent notamment les faux péages routiers et notifications d’amendes. Les visites sur les pages d’alerte de Cybermalveillance.gouv.fr liées au smishing et aux faux avis routiers ont atteint environ 280 000 consultations, avec une hausse très marquée des fraudes aux péages, estimée à près de +900 % sur certaines périodes.
Exemples concrets d’arnaques SMS fréquentes
Les escrocs recyclent les mêmes scénarios, en les adaptant à l’actualité et aux habitudes de consommation. Quelques modèles reviennent auprès des services de signalement :
- Faux colis bloqué : prétendue livraison en attente de frais mineurs, renvoyant vers un faux site de transporteur pour récupérer vos coordonnées bancaires.
- Faux péage / amende routière : SMS indiquant une facture non réglée, un badge autoroutier suspendu ou une contravention impayée, avec un lien de paiement.
- Fausse banque : alerte connexion suspecte, validation d’un virement, ou mise à jour de sécurité urgente menant à une fausse interface de banque en ligne.
- Faux service public : messages se présentant comme l’Assurance Maladie, les impôts ou une caisse de retraite, invitant à « régulariser votre situation » ou « mettre à jour vos droits ».
- Arnaques liées aux comptes clients : opérateur mobile, énergie, plateformes de streaming, invitant à saisir carte bancaire sous prétexte de facture rejetée.
« Vous recevez un SMS vous invitant à régler un péage ou une amende via un lien ? Ne cliquez pas. Connectez‑vous directement depuis le site officiel, en tapant vous‑même l’adresse dans votre navigateur. Aucun service public ne demande le paiement d’une contravention uniquement par SMS. »
Pour approfondir les mécanismes du smishing en général et les différentes méthodes utilisées par les fraudeurs, une ressource utile est le guide spécialisé sur les arnaques SMS et le phishing, qui regroupe les principaux scénarios et leurs variantes.
Les réflexes immédiats en cas de SMS frauduleux
Face à un message douteux, la protection repose sur quelques actions simples, à appliquer systématiquement. Ces gestes initiaux réduisent les risques techniques et facilitent ensuite les démarches de signalement.
Ce qu’il faut faire tout de suite
Le SMS est reçu, le numéro ou le lien semblent suspects. Avant même de signaler, certains réflexes deviennent prioritaires.
- Ne pas cliquer sur le lien : aucun test, aucune « vérification » par curiosité. Le lien peut mener vers un site piégé ou déclencher le téléchargement d’un malware.
- Ne pas répondre au message : toute réponse confirme au fraudeur que le numéro est actif et peut déclencher d’autres tentatives.
- Ne pas appeler le numéro : certains SMS renvoient vers des numéros surtaxés ou orchestrent une interaction vocale frauduleuse.
- Conserver une capture d’écran : enregistrer la totalité du message, le numéro d’expéditeur, la date et l’heure. Cette preuve servira en cas de plainte ou de litige.
- Garder le SMS : ne pas le supprimer avant d’avoir effectué le signalement et téléchargé toutes les preuves nécessaires.
Ce qu’il faut éviter absolument
Certaines réactions bien intentionnées facilitent en réalité le travail des fraudeurs. Quelques écueils reviennent souvent.
- Transférer le SMS à des proches sans contextualiser le caractère frauduleux, ce qui augmente le risque qu’ils cliquent sans réfléchir.
- Cliquer pour « se désabonner » via un lien douteux, alors que ce lien mène souvent à une page de phishing ou de collecte de données.
- Installer une application proposée par le SMS, surtout en dehors des stores officiels, véritable porte d’entrée pour les logiciels espions.
- Supprimer aussitôt le message, ce qui retire une preuve utile en cas de contestation de prélèvement ou de dépôt de plainte.
La procédure officielle pour signaler une arnaque SMS au 33700
Le 33700 constitue le service de référence en France pour signaler les SMS et appels vocaux indésirables ou frauduleux. Il s’agit d’un dispositif mis en place par les opérateurs mobiles, en lien avec les autorités, pour analyser les remontées et agir sur les numéros signalés.
Signaler un SMS au 33700 ne remplace pas un dépôt de plainte mais complète la protection globale : blocage de campagnes, fermeture de numéros, amélioration des filtres anti‑spam et partage d’informations avec les acteurs de la cybersécurité.
Étape par étape : envoyer un signalement au 33700
La démarche reste simple et ne demande que quelques minutes. Pour un suivi plus détaillé des modalités, un guide dédié sur le numéro 33700 et le signalement de SMS apporte des précisions pratiques supplémentaires.
- Étape 1 : transférer le SMS reçu
Transférer le message suspect au 33700 via l’application de messagerie. Selon le téléphone, l’option « Transférer » apparaît dans le menu du message. - Étape 2 : attendre le SMS de confirmation
Le service renvoie un message demandant de communiquer le numéro de l’expéditeur (en cas de besoin). Il suffit alors de répondre avec le numéro indiqué dans le SMS d’origine. - Étape 3 : conserver le SMS initial
Garder le message dans le téléphone pendant quelque temps. Il peut être utile en cas de contact avec la banque, l’opérateur ou les forces de l’ordre.
| Action | Objectif | Résultat attendu |
|---|---|---|
| Transférer le SMS au 33700 | Signaler le contenu frauduleux | Analyse de la campagne et regroupement des signalements |
| Répondre avec le numéro expéditeur | Identifier la source technique de l’arnaque | Blocage ou restriction du numéro par les opérateurs |
| Conserver le SMS | Constituer une preuve | Faciliter le dépôt de plainte et les investigations |
« Le 33700 n’est pas un service de secours ni une plateforme de plainte, mais un outil de remontée de spam et de SMS frauduleux. Le signalement reste gratuit et accessible à tout abonné mobile français. »
Utiliser aussi la plateforme de signalement en ligne
En complément du 33700, la plateforme gouvernementale de signalement des contenus et comportements illicites sur internet, souvent accessible via le portail officiel de l’État, collecte aussi les cas de smishing. Elle propose un formulaire détaillé :
- type de fraude ;
- texte du message ;
- numéro de l’expéditeur ;
- capture d’écran ;
- éventuel lien reçu et action effectuée.
Ce canal permet d’enrichir les informations transmises, de décrire le contexte et de signaler un préjudice précis (prélevement, collecte de données, usurpation d’identité).
Signaler une arnaque SMS à votre banque et aux services concernés
Dès qu’un SMS frauduleux concerne une banque, un moyen de paiement ou un compte de service (téléphonie, énergie, commerce en ligne), la démarche vers l’organisme légitime devient prioritaire. Une réaction rapide limite souvent les pertes financières ou réduit la superficie de l’attaque.
Informer sa banque en cas de SMS lié à des opérations financières
Les fraudeurs exploitent souvent le principe de la « double authentification » en intercalant des SMS trompeurs entre la banque et le client. Une vigilance renforcée s’impose dès qu’un message évoque une opération bancaire ou un code reçu.
- Contacter le service client par les canaux officiels (numéro sur la carte, site officiel, application bancaire) et non via un lien du SMS.
- Signaler le texte du message, le numéro expéditeur, ainsi que toute action déjà réalisée (clic, saisie de données, appel).
- Demander un blocage de carte en cas de communication des données, ou un passage en opposition immédiate.
- Contester sans attendre les opérations non autorisées, dès qu’elles apparaissent sur le compte.
En France, le cadre légal prévoit un remboursement des opérations frauduleuses sous certaines conditions, notamment lorsque le client n’a pas commis de négligence grave. Le signalement rapide renforce la crédibilité du dossier et facilite le traitement de la réclamation.
Contacter l’organisme usurpé (poste, opérateur, administration)
Lorsqu’un SMS semble provenir d’un service public, d’un transporteur ou d’un opérateur téléphonique, avertir l’organisme légitime aide à ajuster les campagnes de prévention et les messages d’alerte. De nombreuses institutions disposent désormais de formulaires dédiés à la cybersécurité.
- Aller directement sur le site ou l’espace client sans utiliser le lien du SMS.
- Rechercher une rubrique « sécurité » ou « signaler une fraude ».
- Transmettre la capture d’écran et, lorsque possible, le numéro utilisé pour l’envoi.
- Vérifier l’état de son compte client, les factures et les moyens de paiement enregistrés.
Les organismes utilisent ces remontées pour adapter leurs campagnes, corriger de fausses informations qui circulent et bloquer certains envois lorsqu’un détournement manifeste est détecté.
Porter plainte après une arnaque SMS : cadre légal et procédure
Dès qu’un préjudice financier, une usurpation d’identité ou une atteinte à la confidentialité est avéré, la voie pénale entre en jeu. Une plainte formelle permet d’ouvrir des investigations, de regrouper les dossiers et d’envisager des réparations.
Dans quels cas porter plainte ?
Les arnaques par SMS relèvent de plusieurs infractions : escroquerie, vol de données, accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données, usurpation d’identité, voire blanchiment si les fonds transitent sur plusieurs comptes écrans.
Les cas les plus fréquents justifiant un dépôt de plainte sont les suivants :
- débit non autorisé sur un compte bancaire après un SMS frauduleux ;
- contrat souscrit à votre insu (abonnement, financement, offre de service) ;
- utilisation de vos données personnelles pour créer un compte ou demander un crédit ;
- infection de votre appareil menant à une compromission de données sensibles.
Les statistiques françaises montrent l’ampleur du phénomène : en 2021, environ 54 % des entreprises déclarent avoir subi au moins une cyberattaque, et près de 59 % des organisations avaient déjà été impactées par un ransomware en 2018. En 2023, près de 75 % des entreprises indiquent avoir été visées par du smishing, alors que seule la moitié dépose réellement plainte.
ConseilsFaux SMS Crédit Mutuel : éviter les piègesPour une démarche structurée, un guide dédié au dépôt de plainte après une arnaque sur internet explicite les choix possibles (plainte simple, plainte avec constitution de partie civile, pré‑plainte en ligne) et les pièces à préparer.
Comment déposer plainte concrètement ?
En France, plusieurs voies sont ouvertes pour déposer plainte après une arnaque SMS :
- au commissariat ou à la gendarmerie de son choix, avec les pièces justificatives ;
- via le service de pré‑plainte en ligne, pour ensuite confirmer la démarche sur rendez‑vous ;
- directement auprès du procureur de la République par courrier adressé au tribunal compétent.
Pour constituer un dossier solide, rassembler systématiquement :
- captures d’écran des SMS, y compris les numéros d’envoi ;
- relevés bancaires faisant apparaître les débits contestés ;
- copies d’échanges avec la banque ou le service usurpé ;
- éventuels mails de confirmation issus des faux sites ;
- numéro de dossier ouvert auprès de l’assistance cyber ou des plateformes de signalement.
« Les victimes d’arnaques en ligne ont tout intérêt à déposer plainte, même pour des montants modestes. Les investigations s’appuient sur des regroupements de dossiers pour remonter jusqu’aux auteurs réels. »
Signaler une arnaque SMS en entreprise : gestion du risque et procédure interne
Les entreprises représentent une cible privilégiée pour les opérations de smishing, en raison de la valeur des données internes, des accès à distance et du nombre d’employés sollicitables. Les statistiques récentes indiquent qu’en 2023, près de 75 % des entreprises françaises ont été exposées à des tentatives de smishing, avec un coût médian de cyberattaque autour de 50 000 € et une perte moyenne de chiffre d’affaires d’environ 27 % dans les mois qui suivent.
Réflexes à adopter pour les collaborateurs
Dans un contexte professionnel, une arnaque SMS peut viser directement un salarié, un dirigeant ou un service entier. Les conséquences dépassent souvent le simple préjudice personnel.
- Ne jamais utiliser un lien reçu par SMS pour se connecter à un VPN, une messagerie ou un outil interne, même si le message semble émaner de la DSI.
- Signaler immédiatement le SMS au service informatique ou à l’équipe sécurité (RSSI, DPO), avant toute autre manipulation.
- Conserver le message et prendre des captures d’écran pour constituer un début de journal d’incident.
- Informer la hiérarchie en cas de clic ou de saisie d’informations, sans attendre de voir des symptômes techniques.
Procédures internes de réponse aux incidents
Les organisations structurent en général une procédure de gestion d’incident de sécurité qui couvre aussi les attaques par SMS. Elle inclut plusieurs volets :
- Identification : qualifier le SMS (usurpation de banque, de DSI, de service public, etc.) et estimer l’ampleur de l’exposition.
- Confinement : isoler les machines éventuellement compromises, modifier les mots de passe sensibles, désactiver temporairement certains accès à distance.
- Notification interne : informer l’ensemble des salariés de la campagne en cours, avec un exemple concret du message à ne pas suivre.
- Signalement externe : utilisation du 33700, contact avec l’ANSSI pour les structures concernées, information du régulateur en cas d’incident majeur.
Dans le secteur de la santé, les établissements rapportent environ 2 attaques informatiques par jour au niveau national, souvent initiées par du phishing ou du smishing. Ce volume illustre l’importance d’une réponse structurée pour maintenir la continuité des soins et la confidentialité des dossiers patients.
Conséquences économiques et exemples internationaux de smishing
Les chiffres internationaux éclairent l’ampleur financière des arnaques par SMS. Les attaques ciblant les particuliers cumulent souvent de nombreux petits montants, alors que les attaques contre les entreprises visent des gains plus élevés, parfois en une seule opération.
Cas emblématiques à l’étranger
Plusieurs affaires publiques ont mis en lumière l’efficacité des escrocs utilisant le SMS comme vecteur principal.
- Singapour : des campagnes de smishing liées à des services bancaires ont résulté en 790 clients victimes et un montant total dérobé avoisinant les 10 millions de dollars américains. Les cybercriminels reprenaient l’identité visuelle des banques et interceptaient les codes d’authentification.
- Nouvelle‑Zélande : des fraudes isolées par SMS ont engendré des pertes de l’ordre de 42 000 $ US pour un cas, et près de 37 300 $ US pour un autre, via de faux investissements et de prétendues mises à jour de comptes.
Ces situations illustrent une logique identique à celle observée en France : exploitation de la confiance dans le canal SMS, usurpation d’entités reconnues, et généralisation de techniques d’ingénierie sociale sophistiquées.
Impact financier moyen d’une cyberattaque issue d’un SMS
Lorsqu’une campagne de smishing déclenche une cyberattaque réussie, le budget mobilisé ne se limite pas au préjudice financier immédiat. Les coûts cumulés incluent souvent :
- temps passé à traiter l’incident et à analyser les traces ;
- prestations d’expertise technique, de réponse à incident et d’audit ;
- remédiation et renforcement de l’infrastructure (mises à jour, segmentation, sauvegardes) ;
- communication de crise, gestion de la relation client, accompagnement juridique.
En France, le coût médian d’une cyberattaque déclarée autour du smishing ou du phishing atteint environ 50 000 €, avec pour les entreprises impactées une perte moyenne de chiffre d’affaires proche de 27 % dans les mois qui suivent l’incident majeur.
| Pays / contexte | Nombre de victimes | Montant estimé | Type principal d’arnaque SMS |
|---|---|---|---|
| France (entreprises) | Plus de 50 % des structures touchées | Coût médian ≈ 50 000 € | Phishing / smishing menant à des intrusions ou ransomwares |
| Singapour | 790 clients bancaires | ≈ 10 millions $ US | Usurpation de banques via SMS |
| Nouvelle‑Zélande | Cas individuels marquants | 42 000 $ US et 37 300 $ US | Faux investissements et faux services financiers |
Prévenir les arnaques SMS au quotidien : hygiène numérique et pédagogie
Signaler une arnaque SMS constitue un réflexe utile, mais la démarche s’intègre dans une stratégie de protection plus large. La prévention repose à la fois sur la technique (outils, paramétrages) et sur la pédagogie (formation, partage de bonnes pratiques).
Mettre en place des protections techniques
Sur un smartphone personnel ou professionnel, plusieurs réglages réduisent la surface d’attaque. Ils ne remplacent pas la vigilance, mais complètent le dispositif.
- Maintenir le système et les applications à jour pour bénéficier des correctifs de sécurité.
- Désactiver l’installation d’applications depuis des sources inconnues et limiter les autorisations accordées aux applications.
- Activer les filtres anti‑spam SMS proposés par certains fabricants ou par l’opérateur.
- Utiliser une solution de sécurité mobile fiable, capable de repérer des liens malveillants ou des comportements suspects.
Éduquer et sensibiliser l’entourage
Les fraudeurs ciblent fréquemment les personnes moins à l’aise avec le numérique, ou au contraire très pressées dans leur usage quotidien. Une pédagogie simple et régulière limite de nombreux problèmes.
- Expliquer à la famille que les administrations ne demandent pas d’informations sensibles par simple SMS.
- Montrer des exemples concrets d’arnaques reçues et les analyser ensemble.
- Encourager chacun à poser la question plutôt que cliquer dans le doute, via un appel direct à l’organisme supposé.
- Systématiser le réflexe de signalement au 33700 pour tout SMS suspect.
« Un SMS peut paraître anodin, mais une fois le lien cliqué et les données saisies, le fraudeur dispose souvent de tout ce qui lui est nécessaire pour détourner un compte ou usurper une identité. »
Les guides spécialisés, les campagnes officielles et les ressources produites par les acteurs de la cybersécurité offrent un socle utile pour structurer cette sensibilisation. En combinant réflexes individuels, signalement systématique et procédures bien établies, chacun contribue à réduire la rentabilité des arnaques SMS sur le long terme.






