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33700 : comment signaler un SMS ou appel frauduleux

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Un SMS étrange, un appel pressant, un lien qui semble urgent. En quelques secondes, un fraudeur peut prendre le contrôle d’un compte, vider un compte bancaire ou récupérer des données personnelles très sensibles. Face à des escroqueries de plus en plus sophistiquées, le réflexe à adopter reste souvent flou pour beaucoup de victimes.

Le 33700 offre une réponse simple et structurée à ce problème, avec un dispositif dédié aux SMS et appels frauduleux, soutenu par des équipes techniques qui agissent dans l’ombre pour faire couper des lignes et limiter la propagation des campagnes d’arnaques. Les chiffres des signalements explosent, les techniques se perfectionnent, et le fonctionnement du 33700 réserve plusieurs subtilités que peu de gens maîtrisent réellement.

Élément clé Résumé
But du 33700 📱 Numéro officiel pour signaler rapidement SMS ou appels frauduleux.
Comment signaler Transmettre le message suspect au 33700 ou suivre les instructions si c’est un appel.
Objectif Aider au blocage des arnaques et protéger les utilisateurs.
Coût Service gratuit.


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33700 : définition, rôle et fonctionnement général du service de signalement

Le 33700 est un service national de signalement des SMS frauduleux, appels suspects et spams vocaux. Il cible en particulier le phishing par SMS (smishing), les tentatives d’hameçonnage vocal (vishing) et les campagnes de messages de masse abusifs. L’objectif consiste à centraliser les alertes pour permettre aux opérateurs et autorités d’identifier plus vite les numéros malveillants et d’organiser des contre-mesures techniques.

Ce dispositif fonctionne en lien avec les opérateurs télécoms français. Chaque signalement transmis au 33700 enrichit une base d’incidents, croisée avec d’autres remontées. Lorsque plusieurs victimes signalent le même numéro ou le même texte, les équipes engagées peuvent enclencher des actions : suspension de la ligne, investigation, adaptation des filtres anti-spam, voire transmission aux autorités compétentes.

Le 33700 s’inscrit dans une panoplie d’outils de lutte contre la cyber-fraude aux côtés de plateformes officielles comme PHAROS pour signaler une arnaque en ligne ou PERCEVAL pour les fraudes bancaires par carte. Le 33700 cible spécifiquement les canaux téléphoniques et textuels, terrain privilégié des escroqueries de masse.

Qui gère réellement le 33700 ?

Le 33700 est un service mis en place par les principaux opérateurs mobiles français en coordination avec les pouvoirs publics. Les signalements reçus sont mutualisés, ce qui permet de couvrir l’ensemble du parc mobile en France métropolitaine et outre-mer. Les opérateurs utilisent ces données pour :

  • Évaluer la dangerosité d’un numéro ou d’une campagne de SMS.
  • Adapter les systèmes de filtrage sur leurs réseaux.
  • Transmettre, si nécessaire, des informations techniques à des services d’enquête.

Le rôle de l’utilisateur reste central : sans signalement, une campagne malveillante continue à circuler librement. Plus les victimes et témoins réagissent vite, plus les opérateurs disposent de matière exploitable pour freiner la diffusion.

Conseil utile : même si un SMS douteux ne vous a pas piégé, le signaler au 33700 reste utile. Chaque message transmis renforce les statistiques et accélère la détection des vagues d’arnaques.

33700 en chiffres : un volume de signalements en nette augmentation

Les données récentes montrent une véritable montée en puissance des signalements au 33700, ce qui reflète à la fois l’augmentation des fraudes et la meilleure connaissance du dispositif par le public.

Voici quelques repères clés :

  • 2022 : environ 2 200 000 signalements tous types confondus.
  • 2023 : environ 3 400 000 signalements, soit une croissance d’environ 50 % par rapport à 2022.
  • Janvier 2024 : déjà 291 000 signalements, dont 165 000 spécifiquement orientés vers le 33700, et environ 17 000 lignes coupées ou suspendues.
  • 2025 : 1 000 000 de signalements relatifs au 33700 sur l’année (donnée partielle), ce qui signale une vigilance accrue du public.

Ces volumes reflètent une réalité double. Les escroqueries téléphoniques évoluent et s’adaptent, mais le réflexe de signaler se renforce également. Le 33700 devient ainsi un baromètre des méthodes de fraude en circulation.

Année / Période Signalements totaux Signalements liés au 33700 Lignes coupées / suspendues Tendance observée
2022 ≈ 2 200 000 Non ventilé Données non précisées Forte montée des campagnes de smishing
2023 ≈ 3 400 000 Non ventilé Données non précisées +50 % de signalements vs 2022
Janvier 2024 291 000 165 000 17 000 Vagues ciblées de SMS frauduleux massifs
2025 (total signalements 33700) Non consolidé 1 000 000 Non disponible Usage plus fréquent du réflexe de signalement

Plus le nombre de signalements augmente, plus les opérateurs disposent d’indices pour cartographier les réseaux de fraude, identifier des blocs de numéros suspects et contrer les scénarios récurrents (faux colis, faux support technique, remboursement, etc.).

À savoir : l’augmentation des signalements ne signifie pas uniquement plus de victimes. Elle traduit aussi une meilleure sensibilisation et une réaction plus systématique face aux messages douteux.

Comment signaler un SMS frauduleux au 33700 : procédure détaillée

Le signalement par SMS reste la méthode la plus connue, mais le 33700 propose plusieurs canaux complémentaires. Chaque méthode suit une procédure précise pour que les équipes reçoivent les données utiles (contenu du message, numéro émetteur, date, etc.).

Signalement d’un SMS frauduleux par SMS au 33700

Le principe consiste à transférer le SMS suspect au 33700, puis à répondre au message automatique qui suit. La démarche prend généralement moins d’une minute.

Étapes à suivre :

  • Ouvrir le SMS suspect dans l’application de messagerie.
  • Utiliser la fonction transférer et envoyer ce message au 33700 (numéro gratuit).
  • Attendre le SMS de réponse automatique reçu du 33700.
  • Répondre à ce message en indiquant le numéro de téléphone de l’expéditeur frauduleux (celui qui apparaît comme émetteur du SMS initial).

Le transfert seul ne suffit pas : sans la réponse indiquant le numéro source, le système ne dispose pas de toutes les informations nécessaires pour traiter efficacement l’alerte.

« Après avoir transféré le SMS suspect au 33700, j’ai reçu un message me demandant de renvoyer simplement le numéro de l’expéditeur. En quelques secondes, mon signalement a été pris en compte, sans frais et sans avoir à appeler un service compliqué. » — Témoignage type d’utilisateur vigilant

Signalement d’un SMS frauduleux sur le site web dédié

En complément du SMS, le dispositif prévoit souvent un formulaire en ligne. Cette voie reste pratique si le message frauduleux a été supprimé par réflexe, ou si l’on souhaite joindre des précisions supplémentaires.

La structure classique du formulaire demande :

  • Le numéro de l’expéditeur du SMS frauduleux.
  • Le contenu (texte) du message reçu, éventuellement copié-collé.
  • La date et l’heure de réception approximatives.
  • Le nom de l’opérateur mobile utilisé.

Ce canal permet aussi de signaler des campagnes observées dans le cadre d’une activité professionnelle (par exemple un service client qui reçoit des captures d’écran de clients), ce qui enrichit l’analyse statistique.

Bon réflexe : avant de supprimer un SMS frauduleux, effectuer la démarche de signalement. En cas de doute, une capture d’écran stockée temporairement facilite aussi la déclaration ultérieure.

Signalement d’un appel frauduleux ou spam téléphonique

Le 33700 ne cible pas uniquement les SMS. Les appels malveillants ou les spams vocaux répétitifs entrent également dans le périmètre. Le principe repose sur la remontée du numéro appelant et, si possible, du scénario proposé par le fraudeur.

ConseilsFaux SMS Crédit Mutuel : éviter les pièges

Pour un appel frauduleux, la démarche courante consiste à :

  • Noter le numéro appelant (ou vérifier dans le journal d’appels).
  • Se rendre sur le site associé au 33700 ou utiliser les outils fournis par l’opérateur.
  • Renseigner le numéro, le type d’appel (phishing, démarchage agressif, rappel surtaxé, etc.) et le descriptif du discours tenu.

Cette information nourrit les bases d’analyse d’appels indésirables, ce qui aide les opérateurs à identifier des centres d’appels frauduleux ou des plateformes de robocalls.

Types d’arnaques et scénarios les plus signalés au 33700

Les escroqueries signalées au 33700 suivent des schémas relativement récurrents, mais mettent en œuvre des variantes de plus en plus élaborées. Les fraudeurs s’appuient sur des scénarios bien rodés, souvent associés à des marques connues, à des administrations ou à de grands acteurs du e-commerce.

Les tendances récentes en matière de fraude par SMS et appel

Les données récentes mettent en évidence plusieurs tendances lourdes :

  • Deepfakes audio et vidéo : des appels qui imitent la voix d’un proche demandant une aide urgente, ou de faux messages vidéo manipulés par intelligence artificielle.
  • Utilisation avancée de l’intelligence artificielle : des messages rédigés sans faute, adaptés au profil de la cible, personnalisés avec prénom, historique d’achats ou contexte professionnel.
  • Messages d’amorce : SMS très courts du type « Bonjour vous êtes chez vous ? » ou « Tu peux me répondre ? », destinés à engager une conversation avant de basculer sur une demande d’argent ou un lien d’hameçonnage.
  • Usurpation d’identité et spoofing : numéros d’appel, adresses e-mail ou noms d’expéditeurs falsifiés pour ressembler à une banque, un service public, un opérateur postal ou une marque.
  • Usurpation par numéro mobile (06/07) : messages de marques ou d’administrations envoyés depuis des numéros mobiles classiques, alors que ces organismes utilisent normalement des numéros courts ou des canaux officiels.

Ces techniques jouent sur la confiance, la peur, l’urgence ou la curiosité. Le 33700 reçoit chaque jour des signalements de scénarios relativement proches, mais adaptés à l’actualité (périodes de soldes, impôts, vacances, crises sanitaires, etc.).

Scénarios d’arnaques les plus fréquents signalés au 33700

Les variations de scénarios restent nombreuses, mais on retrouve un noyau dur de thématiques :

  • Faux gains : loterie, concours, coffret cadeau, bon d’achat, remboursement exceptionnel. Le message invite à cliquer sur un lien pour « valider » le gain.
  • Alertes d’activité suspecte : simulation d’une banque ou d’un service de paiement qui alerte sur un achat suspect, un virement inhabituel ou une connexion inconnue.
  • Livraisons de colis : faux SMS de transporteurs indiquant un colis en attente de frais, une adresse incomplète ou un problème de livraison.
  • Suspensions de compte : prétendue fermeture ou restriction d’un compte (banque, assurance, compte client, réseau social) si aucune action immédiate n’est réalisée.
  • Dettes impayées ou recouvrements : menace de poursuites, majorations ou coupure de service (électricité, téléphone, internet) pour faire payer en urgence.

Dans la majorité des cas, l’objectif consiste à :

  • intercepter des identifiants de connexion (banque, e-mail, compte client),
  • obtenir des données bancaires (numéro de carte, date d’expiration, cryptogramme),
  • pousser au paiement d’une somme d’argent sur un compte contrôlé par les fraudeurs,
  • ou installer un logiciel malveillant sur le téléphone.
Réflexe clé : un lien reçu par SMS pour « vérifier » un compte bancaire, payer une petite somme ou mettre à jour des informations personnelles représente un signal d’alerte immédiat. Avant toute action, se rendre soi-même sur le site officiel via le navigateur, sans utiliser le lien du message.

Différence entre signaler au 33700, signaler une arnaque en ligne et signaler une fraude bancaire

Le 33700 ne remplace pas les autres dispositifs officiels. Selon le type d’atteinte et le canal utilisé, plusieurs démarches complémentaires existent. Comprendre ce découpage évite de se perdre dans les procédures.

33700 : l’outil dédié aux SMS et appels frauduleux

Le 33700 se concentre sur le canal téléphonique : SMS, MMS, appels vocaux, spams téléphoniques. Il sert principalement à :

  • couper les lignes ou numéros manifestement frauduleux,
  • cartographier les campagnes de smishing et vishing,
  • affiner les filtres anti-spam des opérateurs.

Le signalement au 33700 ne remplace pas une plainte ni une démarche bancaire. Il s’agit d’un outil de neutralisation technique des vecteurs de fraude, pas d’un guichet d’indemnisation.

PHAROS : signalement des contenus et arnaques sur internet

Lorsque l’arnaque se déroule principalement sur un site web frauduleux, un réseau social ou une plateforme en ligne, le signalement vers PHAROS devient pertinent. Cette plateforme de l’État centralise :

  • les sites de phishing et fausses interfaces de paiement,
  • les fausses boutiques en ligne,
  • les contenus illégaux ou dangereux,
  • les escroqueries diffusées sur les réseaux sociaux.

Le lien reçu par SMS peut mener vers un site frauduleux hébergé à l’étranger ou sur un serveur éphémère. Le 33700 signale le canal SMS, tandis qu’un signalement à PHAROS cible le site et son hébergement.

PERCEVAL : déclaration spécifique des fraudes bancaires par carte

Si des débits bancaires non autorisés apparaissent à la suite d’une arnaque par SMS ou appel, une autre démarche vient s’ajouter : la déclaration de fraude sur la plateforme PERCEVAL, gérée par la Police nationale.

Cette plateforme permet :

  • de signaler des opérations de paiement frauduleuses réalisées par carte bancaire,
  • d’alimenter les enquêtes sur les réseaux criminels qui utilisent des numéros de carte volés,
  • d’aider les autorités à repérer des schémas de fraude massifs.

En pratique, la victime peut donc :

  • signaler le SMS au 33700,
  • signaler le site malveillant à PHAROS s’il y a eu redirection,
  • et déclarer les débits frauduleux à PERCEVAL après opposition auprès de la banque.
Outil Canal concerné Objectif principal Exemple de situation
33700 SMS, appels, spams vocaux Neutraliser les numéros et campagnes frauduleuses SMS de faux colis ou appel de faux conseiller bancaire
PHAROS Sites web, réseaux sociaux, plateformes en ligne Signaler une arnaque ou un contenu illégal sur internet Site de fausse banque ou fausse boutique lié au SMS
PERCEVAL Paiements par carte bancaire Déclarer des débits frauduleux Achats non autorisés après avoir fourni ses données bancaires
Point de vigilance : même si plusieurs outils existent, le recours au 33700 reste complémentaire. Le signalement du canal de contact (SMS/appel) aide à couper la source, tandis que PHAROS et PERCEVAL visent plutôt la répression et la traçabilité des escrocs.

Ce que devient votre signalement au 33700 : traitement et actions concrètes

Une fois votre message envoyé, le signalement ne disparaît pas dans un simple fichier. Il alimente un circuit structuré, partagé entre opérateurs et parfois autorités. Comprendre ce circuit aide à mesurer l’utilité du geste.

Analyse, corrélation et détection de campagnes

Les données reçues (numéro source, texte du SMS, date, opérateur) sont intégrées à une base commune. Des outils d’analyse repèrent :

  • les numéros sur lesquels plusieurs signalements convergent,
  • les modèles de texte récurrents,
  • les liens URL identiques insérés dans des milliers de messages,
  • les plages horaires et zones géographiques d’envoi.

Cette approche statistique permet d’identifier des campagnes structurées plutôt que des cas isolés. Lorsque les seuils d’alerte sont franchis, des actions plus fermes se déclenchent.

Suspension ou coupure de lignes suspectes

Les opérateurs peuvent, sous certaines conditions, :

  • restreindre l’usage d’un numéro identifié comme émetteur massif de SMS frauduleux,
  • couper une ligne utilisée pour des appels malveillants répétés,
  • bloquer ou filtrer certains envois sortants.

L’enjeu consiste à limiter la portée d’une campagne pendant qu’elle est en cours. Les 17 000 lignes coupées en janvier 2024 illustrent l’impact direct des signalements sur ces décisions techniques.

« Nous observons une corrélation forte entre les pics de signalements au 33700 et la neutralisation rapide de numéros frauduleux. Sans la remontée des victimes, certaines campagnes continueraient pendant plusieurs jours. » — Analyse type issue de retours d’opérateurs

Transmission d’informations aux autorités compétentes

Dans certaines situations, notamment lorsque des montants significatifs ou des réseaux organisés sont suspectés, les données agrégées sont susceptibles d’alimenter des demandes d’information ou des enquêtes. Les services d’enquête peuvent ainsi :

  • croiser les numéros avec d’autres dossiers de fraude,
  • identifier des infrastructures communes,
  • reconstituer les circuits financiers derrière les escroqueries.

Le 33700 n’a pas vocation à se substituer aux services d’enquête, mais à fournir la matière brute permettant une meilleure vue d’ensemble du phénomène.

Bonnes pratiques pour se protéger des SMS et appels frauduleux

Le signalement au 33700 constitue un excellent réflexe, mais la prévention repose aussi sur des habitudes quotidiennes. Quelques pratiques simples réduisent fortement le risque d’arnaque, même face à des messages bien rédigés.

Réflexes immédiats en cas de message suspect

Face à un SMS ou un appel inhabituel, plusieurs questions aident à trier rapidement :

  • Le message demande-t-il des données personnelles ou bancaires ?
  • Le ton joue-t-il sur l’urgence, la peur ou la culpabilité ?
  • Le lien dirige-t-il vers une adresse étrange, avec des fautes ou un nom de domaine inconnu ?
  • L’expéditeur prétend-il appartenir à une structure qui utilise normalement des canaux différents (banque, administration, etc.) ?

Si l’une de ces réponses alerte, le plus sûr reste de :

  • ne pas cliquer sur le lien,
  • ne pas rappeler le numéro mentionné dans le message,
  • contacter le service officiel via ses coordonnées habituelles (site, numéro sur un relevé, espace client).

Paramétrage du smartphone et filtrage des appels/SMS

Les smartphones récents offrent des options utiles contre les messages et appels indésirables :

  • Activation du filtrage des SMS dans les paramètres de messagerie.
  • Blocage de numéros directement depuis le journal d’appels ou la conversation SMS.
  • Utilisation d’applications de filtrage reconnues pour identifier les numéros suspects.
  • Restriction des installations d’applications depuis des sources inconnues.

Ces réglages n’éliminent pas tous les risques, mais limitent la surface d’attaque et filtrent une partie des spams les plus massifs.

Limite à garder en tête : même avec un bon filtrage, certains messages frauduleux passent à travers. Les fraudeurs modifient régulièrement leurs numéros et leurs textes pour contourner les défenses automatiques.

Éducation numérique et sensibilisation de l’entourage

Les fraudeurs ciblent en priorité les personnes moins à l’aise avec le numérique : personnes âgées, publics peu informés, utilisateurs pressés qui gèrent tout depuis leur smartphone sans vérification. Partager quelques règles simples avec son entourage réduit fortement l’impact de ces campagnes.

Points à transmettre autour de soi :

  • Une banque ou une administration ne demande jamais par SMS le code de validation complet ni le mot de passe de l’espace client.
  • Un SMS annonçant un gain inattendu sans participation préalable relève presque toujours de l’arnaque.
  • Un message menaçant de couper une ligne téléphonique, l’électricité ou un compte en quelques heures mérite une vérification directe auprès du service officiel, via un numéro connu.
  • Les liens raccourcis ou les adresses web avec des fautes manifestes constituent un indicateur de danger.

« Depuis que j’explique à mes parents de ne jamais cliquer sur un lien reçu par SMS pour gérer la banque ou les impôts, ils m’appellent systématiquement en cas de doute. Le simple fait de parler de ces fraudes change tout. » — Partage d’expérience fréquent de proches

FAQ avancée sur le 33700 et les signalements de fraude

Le 33700 est-il payant ?

L’envoi d’un SMS au 33700 est généralement gratuit ou inclus dans les forfaits SMS classiques, selon l’opérateur. Le service n’applique pas de surtaxe, il s’inscrit dans la politique de sécurité des réseaux mobiles.

Le 33700 répond-il personnellement à chaque utilisateur ?

Le dispositif envoie des messages automatiques pour guider l’utilisateur lors du signalement (demande du numéro émetteur, confirmation de réception, etc.). En revanche, il ne fournit pas d’assistance personnalisée, de conseil juridique ou de suivi de dossier individuel.

ConseilsSignaler une arnaque SMS : la procédure complète

Pour un accompagnement personnalisé (plainte, procédure de remboursement, dépôt de main courante), il convient de se tourner vers :

  • la banque en cas de débit frauduleux,
  • les forces de l’ordre (police, gendarmerie),
  • une association de consommateurs ou un service juridique si nécessaire.

Dois-je signaler un SMS même si je n’ai pas cliqué sur le lien ?

Oui. Le signalement reste utile même si vous n’êtes pas tombé dans le piège. Le but consiste à remonter le numéro et le contenu du message pour :

  • protéger d’autres personnes potentiellement ciblées,
  • aider les opérateurs à détecter les vagues d’arnaque,
  • renforcer les filtres et blocages mis en place.

Que faire si j’ai déjà communiqué mes informations bancaires à la suite d’un SMS frauduleux ?

Dans ce cas, le signalement au 33700 reste utile, mais il ne suffit pas. Le parcours d’urgence comprend généralement :

  • contacter immédiatement votre banque pour faire opposition et surveiller les mouvements sur le compte,
  • déclarer la fraude via la plateforme PERCEVAL si des débits ont déjà eu lieu,
  • garder des preuves (captures d’écran, SMS, e-mails) pour faciliter une éventuelle plainte.

Le 33700 sert alors à couper ou freiner la campagne en cours, tandis que PERCEVAL et la banque gèrent l’aspect financier et pénal.

Le 33700 supprime-t-il automatiquement tous les SMS frauduleux ?

Non. Le dispositif contribue à la réduction et à la neutralisation des campagnes identifiées, mais il ne peut pas interdire immédiatement chaque envoi individuel. Les fraudeurs changent fréquemment de numéros, utilisent des cartes SIM prépayées ou des services étrangers.

Le rôle du 33700 consiste à :

  • identifier les numéros les plus actifs et les plus dangereux,
  • fournir aux opérateurs des éléments pour affiner leurs filtres,
  • faciliter la détection de nouvelles vagues de messages malveillants.
Point de vue pratique : considérer le 33700 comme un filet de sécurité collectif, et non comme un bouclier absolu. La vigilance personnelle et l’éducation numérique restent indispensables.

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